Soulager naturellement sa contracture musculaire grâce au massage !

L'essentiel en 3 points

La contracture est une contraction involontaire et douloureuse du muscle. Elle se caractérise par une sensation de raideur dans le muscle. Celui-ci devient dur lors de la palpation.

Les causes de la contracture sont nombreuses : fatigue (générale et/ou musculaire), effort physique trop intense, faux mouvement. En général, la contracture est avant tout un mécanisme de protection.

Il est possible de soulager la douleur et de la faire passer, notamment par des massages à réaliser soi-même ou par un professionnel de santé.

Vous la connaissez bien ! Vous savez, cette sensation difficilement supportable très localisée au niveau du muscle. Elle survient généralement au cours d’un exercice ou d’une activité physique où vous avez poussé le bouchon un peu trop loin. Le muscle se raidit de plus en plus et la sensation ressentie peut même devenir devenir gênante à la fin de la séance. Au toucher, le muscle est dur. C’est ce qu’on appelle la contracture musculaire. Il s’agit d’une contraction involontaire et douloureuse d’un ou de plusieurs muscles (1). Elle se différencie de la crampe par sa durée qui est plus longue et de la déchirure car il n’y a pas de lésions musculaires. Alors quelles en sont les causes ? Comment la reconnaître ? Et surtout comment l’apaiser ?

Le saviez-vous ?

Contractures et courbatures sont également deux choses différentes. Malgré le fait qu’elles peuvent survenir toutes deux après un effort physique, la courbature est le résultat de microlésions et de microtraumatismes des fibres musculaires (2). La contracture quant à elle, n'entraîne pas de blessure musculaire.

Un mal pour un bien

La contracture est le résultat de nombreuses causes. Elle peut être provoquée par :

• Une séance de sport intense ou éprouvante

• Un mouvement brusque

• Des étirements

• De la fatigue musculaire ou générale, ou du stress

• Un déséquilibre électrolytique (déficit en calcium, magnésium, potassium)

• Une mauvaise hygiène de vie

Dans quasiment toutes les situations, elle apparaît comme un mal qui finalement nous veut du bien. Pourquoi ? Tout simplement parce que la contracture musculaire est une contraction réflexe de protection, permettant d’éviter une lésion majeure. En limitant le mouvement, elle évite l’aggravation d’un problème sous-jacent non pris en compte.

Laboratoire Naturavignon

Prenons l'exemple d'une personne travaillant à son bureau et qui toute la journée aura adopté une mauvaise posture sollicitant son cou. En fin de journée, si elle réalise un faux mouvement au niveau de la nuque, le muscle va se contracter. Il bloque ainsi le mouvement de la tête pour protéger les muscles du cou de lésions plus graves. C’est ce qui arrive dans le cas d’un torticolis ou d’un lumbago. De manière générale, la contracture peut avoir lieu à tout âge même si le muscle âgé a plus tendance à se fatiguer.

Comment reconnaître la contracture ?

Si le premier signe de la contracture est la douleur, il n’est pas facile au premier abord de la différencier de la crampe. Alors quelles sont les différences ?

Il faut savoir que la contracture est longue, bien plus que la crampe. Elle dure en moyenne 5 à 10 jours. De plus, elle se caractérise par des raideurs au niveau musculaire (3). L’intensité de la gêne est progressive et à terme rend le mouvement difficile notamment au niveau des articulations. Lors de la palpation du muscle, celui-ci est dur et endolori. La contracture entraîne un raccourcissement des fibres musculaires (4). Le muscle est alors particulièrement sensible à la contraction, ce qui a pour conséquence d’augmenter la douleur.

Contrairement à la déchirure ou aux courbatures, il n’y a pas de lésions anatomiques du muscle. Cependant il convient d’être vigilant et de ne pas continuer à solliciter le muscle en cause. Le risque est d’aggraver le problème et d’engendrer une déchirure. Même si la contracture ne relève pas d’une gravité absolue, il est tout de même primordial de la prendre en main pour éviter toutes complications.

Quant au diagnostic, il ne nécessite pas la réalisation d’une échographie. Une simple palpation et un interrogatoire poussé réalisés par un professionnel de santé suffisent.

Le massage : l'aide précieuse en cas de contracture

Maintenant que les causes sont définies et qu’on sait la reconnaître, que faire en cas de contracture musculaire ?

Laboratoire Naturavignon

Si l’on est en train de réaliser son activité physique quotidienne et que la contracture survient, le premier réflexe est d’arrêter l’effort pour éviter la blessure. Cela veut certainement dire que vous en demandez un peu trop à votre muscle. Mettre son muscle au repos est donc une des premières mesures à prendre.

Dans un second temps, n’hésitez pas à effectuer quelques étirements doux qui permettent d’allonger le muscle. Bien évidemment quand cela est possible. Il est en effet nettement plus facile d’étirer son mollet que son cou.

En outre, pour un soulagement garanti, les massages s’avèrent être une précieuse solution. En effet, masser régulièrement la zone sensible amènera détente et relaxation musculaire. Pour faciliter le massage, il est possible d’utiliser du gel ou des huiles essentielles.

Enfin, il existe aussi des gestes de prévention. Tout d’abord en commençant systématiquement une séance de sport par un échauffement approprié. Mesurer également votre effort en fonction de vos capacités. Bien s’hydrater et veiller à son alimentation sont également des conditions essentielles afin d’éviter toutes contractures. Bien sûr, si la douleur persiste, n'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à un professionnel de santé.

Références

1. Futura Science. courbature : qu’est ce que c’est ? Url : https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-courbature-16961/

2. G. Serratrice, Contractures musculaires, Volume , Issue , /2011, Pages , ISSN 1283-0887, http://dx.doi.org/10.1016/S1283-0887(11)56646-0

3. Lieber RL, Fridén J. Muscle contracture and passive mechanics in cerebral palsy. J Appl Physiol (1985). 2019;126(5):1492-1501. doi:10.1152/japplphysiol.00278.2018

4. Mathewson MA, Lieber RL. Pathophysiology of muscle contractures in cerebral palsy. Phys Med Rehabil Clin N Am. 2015;26(1):57-67. doi:10.1016/j.pmr.2014.09.005

L'essentiel en 3 points

La contracture est une contraction involontaire et douloureuse du muscle. Elle se caractérise par une sensation de raideur dans le muscle. Celui-ci devient dur lors de la palpation.

Les causes de la contracture sont nombreuses : fatigue (générale et/ou musculaire), effort physique trop intense, faux mouvement. En général, la contracture est avant tout un mécanisme de protection.

Il est possible de soulager la douleur et de la faire passer, notamment par des massages à réaliser soi-même ou par un professionnel de santé.

Vous la connaissez bien ! Vous savez, cette sensation difficilement supportable très localisée au niveau du muscle. Elle survient généralement au cours d’un exercice ou d’une activité physique où vous avez poussé le bouchon un peu trop loin. Le muscle se raidit de plus en plus et la sensation ressentie peut même devenir devenir gênante à la fin de la séance. Au toucher, le muscle est dur. C’est ce qu’on appelle la contracture musculaire. Il s’agit d’une contraction involontaire et douloureuse d’un ou de plusieurs muscles (1). Elle se différencie de la crampe par sa durée qui est plus longue et de la déchirure car il n’y a pas de lésions musculaires. Alors quelles en sont les causes ? Comment la reconnaître ? Et surtout comment l’apaiser ?

Le saviez-vous ?

Contractures et courbatures sont également deux choses différentes. Malgré le fait qu’elles peuvent survenir toutes deux après un effort physique, la courbature est le résultat de microlésions et de microtraumatismes des fibres musculaires (2). La contracture quant à elle, n'entraîne pas de blessure musculaire.

Un mal
pour un bien

La contracture est le résultat de nombreuses causes. Elle peut être provoquée par :

• Une séance de sport intense ou éprouvante
• Un mouvement brusque
• Des étirements

• De la fatigue musculaire ou générale, ou du stress
• Un déséquilibre électrolytique (déficit en calcium, magnésium, potassium)
• Une mauvaise hygiène de vie

Dans quasiment toutes les situations, elle apparaît comme un mal qui finalement nous veut du bien. Pourquoi ? Tout simplement parce que la contracture musculaire est une contraction réflexe de protection, permettant d’éviter une lésion majeure. En limitant le mouvement, elle évite l’aggravation d’un problème sous-jacent non pris en compte.

Contractures musculaires

Prenons l'exemple d'une personne travaillant à son bureau et qui toute la journée aura adopté une mauvaise posture sollicitant son cou. En fin de journée, si elle réalise un faux mouvement au niveau de la nuque, le muscle va se contracter. Il bloque ainsi le mouvement de la tête pour protéger les muscles du cou de lésions plus graves. C’est ce qui arrive dans le cas d’un torticolis ou d’un lumbago.

De manière générale, la contracture peut avoir lieu à tout âge même si le muscle âgé a plus tendance à se fatiguer.

Comment
reconnaître
la contracture ?

Si le premier signe de la contracture est la douleur, il n’est pas facile au premier abord de la différencier de la crampe. Alors quelles sont les différences ?

Il faut savoir que la contracture est longue, bien plus que la crampe. Elle dure en moyenne 5 à 10 jours. De plus, elle se caractérise par des raideurs au niveau musculaire (3). L’intensité de la gêne est progressive et à terme rend le mouvement difficile notamment au niveau des articulations. Lors de la palpation du muscle, celui-ci est dur et endolori. La contracture entraîne un raccourcissement des fibres musculaires (4). Le muscle est alors particulièrement sensible à la contraction, ce qui a pour conséquence d’augmenter la douleur.

Contrairement à la déchirure ou aux courbatures, il n’y a pas de lésions anatomiques du muscle. Cependant il convient d’être vigilant et de ne pas continuer à solliciter le muscle en cause. Le risque est d’aggraver le problème et d’engendrer une déchirure. Même si la contracture ne relève pas d’une gravité absolue, il est tout de même primordial de la prendre en main pour éviter toutes complications.

Quant au diagnostic, il ne nécessite pas la réalisation d’une échographie. Une simple palpation et un interrogatoire poussé réalisés par un professionnel de santé suffisent.

Le massage
l'aide précieuse
en cas de  
contracture

Maintenant que les causes sont définies et qu’on sait la reconnaître, que faire en cas de contracture musculaire ?

Laboratoire Naturavignon

Si l’on est en train de réaliser son activité physique quotidienne et que la contracture survient, le premier réflexe est d’arrêter l’effort pour éviter la blessure. Cela veut certainement dire que vous en demandez un peu trop à votre muscle. Mettre son muscle au repos est donc une des premières mesures à prendre.

Dans un second temps, n’hésitez pas à effectuer quelques étirements doux qui permettent d’allonger le muscle. Bien évidemment quand cela est possible. Il est en effet nettement plus facile d’étirer son mollet que son cou.

En outre, pour un soulagement garanti, les massages s’avèrent être une précieuse solution. En effet, masser régulièrement la zone sensible amènera détente et relaxation musculaire. Pour faciliter le massage, il est possible d’utiliser du gel ou des huiles essentielles.

Enfin, il existe aussi des gestes de prévention. Tout d’abord en commençant systématiquement une séance de sport par un échauffement approprié. Mesurer également votre effort en fonction de vos capacités. Bien s’hydrater et veiller à son alimentation sont également des conditions essentielles afin d’éviter toutes contractures. Bien sûr, si la douleur persiste, n'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à un professionnel de santé.

Références

1. Futura Science. courbature : qu’est ce que c’est ? Url : https://www.futura-sciences.com/sante/definitions/medecine-courbature-16961/

2. G. Serratrice, Contractures musculaires, Volume , Issue , /2011, Pages , ISSN 1283-0887, http://dx.doi.org/10.1016/S1283-0887(11)56646-0

3. Lieber RL, Fridén J. Muscle contracture and passive mechanics in cerebral palsy. J Appl Physiol (1985). 2019;126(5):1492-1501. doi:10.1152/japplphysiol.00278.2018

4. Mathewson MA, Lieber RL. Pathophysiology of muscle contractures in cerebral palsy. Phys Med Rehabil Clin N Am. 2015;26(1):57-67. doi:10.1016/j.pmr.2014.09.005